En général l’avortement clandestin :

  • N’est pas médicalisé.
  • Se pratique avec des méthodes dangereuses.
  • Se pratique dans un environnement où les condi- tions sanitaires minimales n’existent pas.
  • Se pratique par des personnes qui ne possèdent pas souvent les compétences nécessaires.

L’avortement clandestin est pratiqué dans de mauvaises conditions de sécurité. C’est un danger pour la vie de la femme et de la fille.

62% de tous les décès liés à l’avortement non sécurisés ont eu lieu en Afrique en 2008 (OMS 2013).

On estime que 5 millions de femmes souffrent d’invalidités du fait de complications faisant suite à un avortement non sécurisé (OMS 2013).

Au Sénégal, en 2012, 51.500 femmes ont eu recours à l’avortement. Plus de la moitié d’entre elles ont été blessées suite à des procédures clandestines non médicalisées (Guttmacher 2015).

Les femmes pauvres sont les plus concernées par les avortements non médicalisés au Sénégal (Guttmacher 2015).

  • Hémorragies graves
  • Infections
  • Douleurs pelviennes chroniques
  • Troubles psychologiques
  • Stérilité
  • Décès
  • Rejet par la famille
  • Discrimination par la communauté
  • Stigmatisation par la communauté
  • Emprisonnement
  • Coût plus élevé des soins
  • Baisse de la productivité
  • L’avortement à risque coûte cher : coût pour l’individu, sa famille et la communauté entière.

La Convention pour l’Élimination des Discriminations à l’Égard des Femmes (CEDEF), ratifiée par le Sénégal en 1985 et inscrite dans le préambule de la constitution. L’article 12 fait obligation au Sénégal d’ «assurer sur la base de l’égalité de l’homme et de la femme, les moyens d’accéder aux services médicaux… ». En 2015, le comité d’experts de la CEDEF a recommandé à l’État sénégalais de « modifier l’article 305 du Code Pénal, le code de déontologie ainsi que d’autres dispositions juridiques pertinentes relativement à la dépénalisation de l’avortement, et veiller à ce que l’avortement soit légalement disponible en cas de danger pour la vie ou santé de la femme enceinte, en cas de viol, d’inceste et de déficience grave du fœtus ». Protocole de Maputo, ratifié par le Sénégal en 2005. L’article 14 stipule que le Sénégal a l’obligation de : «autoriser l’avortement médicalisé en cas d’agression sexuelle, de viol, d’inceste et lorsque la grossesse met en danger la santé mentale et physique de la mère, ou la vie de la mère ou du fœtus». L’autorisation de l’avortement incombe à l’État.

L’Église Catholique: Le droit à la vie commence bien avant la conception : l’avortement même pour sauver la vie de la mère est interdit.

L’Islam: Le terme « Avortement » ne figure pas dans le Coran. Cependant il existe 4 écoles divergentes sur l’avortement :

École malékite : Il n’est pas permis d’expulser la matière féconde même avant que la grossesse n’ait atteint quarante jours.

École Shafi’te : l’avortement provoqué avant quarante jours, n’équivaut pas à un crime même s’il est abhorré.

École Hanafite : L’avortement provoqué est permis dans les 40 jours de la grossesse.

École Hanbalite : L’avortement provoqué après cent jours de grossesse est un sacrilège.

TÉMOIGNAGES

 

TÉMOIGNAGE DE FMD

FMD est une victime de viol, elle est âgée de 16 ans. Elle raconte sa mésaventure. « Depuis le mois de janvier 2017, je suivais des […]

TÉMOIGNAGE DE MC

MC est victime de viol, les faits se sont déroulés le 15 janvier 2018 ; JM m’a violé alors qu’il était venu me prendre chez ma […]